De nombreux psychologues qualifient, à tort, le trouble hikikomori d'agoraphobie. Même si une agoraphobie peut se developper à cause de l'isolement, ceci n'est qu'une résultante parmi tant d'autre. Il faut étudier le trouble en profondeur pour se rendre compte de sa complexité. Car ce ne sont ni les lieux ni l'espace qui sont misent en cause mais la société elle-même et ce qu'elle impose à l'individu. Au plus la société evolue, au plus l'individu peut mal accepter la pression du monde extérieur, du coup il peut ressentir une angoisse incoercible face à la contrainte relationnelle. Ainsi ce n'est pas tant l'espace extérieur qui est anxiogène que l'implication relationnelle et non virtuelle qu'il exige. Alors que l'agoraphobe aura besoin de parler à quelqu'un car cela va rompre son isolement dans l'espace et la foule, l'hikikomori privilégiera l'absence de communication en sortant la nuit dans une rue déserte pour aller au distributeur automatique. L'agoraphobe a un complexe spatio-temporel en rapport avec la peur que provoque son état alors que l'hikikomori a un complexe relationnel en rapport avec les contraintes de la société.
Par ailleur, le trouble hikikomori est encore trop peu répandu pour que la psychiatrie se charge de le définir officiellement comme syndrome. Mais il faut prendre conscience que ce trouble est proportionnel à l'industrialisation du pays concerné. Au plus la modernisation gagnera du terrain, au plus la société sera exigente, au plus les hikikomoris seront nombreux.
Article écrit par Albel
Retour à la partie "le phénomène hikikomori"
Retour à la page d'accueil
Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Communautés
Videos Droles
- Clips musique
- Cours création de site web